En résumé : Le bailleur peut faire des travaux pendant le bail, mais doit informer, limiter les nuisances et compenser si la gêne devient importante.
- Les travaux sont encadrés : le propriétaire doit maintenir un logement décent et garantir la jouissance paisible.
- On distingue réparations locatives (souvent locataire), gros entretien/mise aux normes (bailleur), amélioration et travaux urgents.
- Le locataire ne peut généralement pas refuser les travaux nécessaires (décence/sécurité) et beaucoup d’améliorations, mais peut exiger de bonnes modalités.
- Information écrite préalable obligatoire (nature, pièces, durée, organisation/horaires, entreprise), sauf urgence.
- Le chantier doit rester raisonnable : respect du bruit, accès limité, protection contre poussière/dégradations et nettoyage minimal.
- En cas de trouble anormal (bruit, coupures, pièces essentielles inutilisables), la responsabilité du bailleur peut être engagée.
- Réduction de loyer possible si la gêne est importante ; pour travaux urgents, réduction proportionnelle prévue au-delà de 21 jours.
- Indemnisation possible (relogement/hôtel, garde-meubles, surcoûts, remise en état) avec preuves à l’appui.
- Si le logement est inhabitable : relogement temporaire ou forte réduction/suspension du loyer, avec droit au retour après travaux.
- Sont abusifs/interdits : travaux inutiles pour faire partir le locataire, durée excessive injustifiée, intrusions sans accord.
- Recours : demande écrite → mise en demeure AR → ADIL/conciliation → juge (réduction, indemnisation, encadrement des travaux, résiliation aux torts du bailleur).
- Côté locataire : petits aménagements possibles ; transformations lourdes nécessitent un accord écrit (sinon remise en état et retenues possibles).
- Ne pas cesser de payer le loyer unilatéralement : demander réduction/indemnisation par écrit et faire trancher si besoin.
Travaux dans l’appart, bruit non-stop, poussière partout… et un propriétaire qui répète que “c’est comme ça, on n’y peut rien” ? En réalité, les règles sont très précises : le bailleur a le droit de faire certains travaux, mais le locataire garde des droits forts sur les nuisances, les délais et l’indemnisation.
Objectif ici : faire le tri entre ce qui est légal et ce qui ne l’est pas, expliquer clairement les droits du locataire pendant des travaux en cours de bail, et donner des modèles de réactions concrètes quand le chantier dérape (réduction de loyer, mise en demeure, recours). Le tout, en restant collé au droit français actuel (loi du 6 juillet 1989, décret décence, Code civil).
Rappel de la loi sur les travaux pendant une location
Textes de référence pour les travaux pendant la location
Les travaux en cours de bail sont encadrés par plusieurs textes, notamment :
- La loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (baux d’habitation), surtout les articles 6, 7 et 7-e.
- Le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif au logement décent.
- Le Code civil, en particulier les articles 1719 à 1724 sur les obligations du bailleur et les travaux pendant la location.
- Le Code de la construction et de l’habitation pour la sécurité, la salubrité, les performances énergétiques.
Les textes complets et à jour sont consultables sur Légifrance et sur service-public.fr.
Obligation principale du bailleur : un logement décent et entretenu
Le bailleur doit, pendant toute la durée du bail :
- délivrer et maintenir un logement décent, ne présentant pas de risques pour la sécurité ou la santé (décret décence)
- assurer au locataire une jouissance paisible du logement
- faire les réparations qui ne sont pas à la charge du locataire (gros entretien, vétusté, mise aux normes).
Quand un problème apparaît (installation électrique dangereuse, infiltration, chauffage HS…), le bailleur ne peut pas “attendre la fin du bail”. Il est tenu d’intervenir, quitte à lancer des travaux en cours de location.
Différence entre entretien, mise aux normes, amélioration et urgence
Pour comprendre les droits en cas de travaux, il faut déjà savoir de quel type de travaux il s’agit :
- Travaux d’entretien courant / réparations locatives : normalement à la charge du locataire (joints, petites peintures, entretien des sols, graissage des gonds, nettoyage, remplacement d’ampoules…). Liste détaillée dans le décret n°87-712.
- Travaux de réparation non locative / gros entretien : à la charge du bailleur (toiture, façade, canalisations, chaudière très vétuste, fenêtre pourrie, mise en sécurité de l’installation gaz/élec, etc.).
- Travaux de mise aux normes ou de décence : pour rendre le logement conforme aux exigences de sécurité, salubrité, ventilation, performance énergétique minimale… Le locataire ne peut pas s’y opposer.
- Travaux d’amélioration : par exemple isolation extérieure, changement de fenêtres pour du double vitrage, rénovation complète de la salle de bains, installation d’un ascenseur, bornes de recharge dans l’immeuble, etc.
- Travaux urgents : fuite importante, problème électrique dangereux, chauffage en plein hiver, infiltration menaçant la structure, risque pour la sécurité des occupants.
Chaque catégorie n’ouvre pas les mêmes droits pour le locataire, notamment sur la possibilité de refuser, demander une réduction de loyer ou une indemnisation.
Notion de trouble de jouissance et responsabilité du bailleur
Le locataire a droit à une jouissance paisible du logement. Quand les travaux créent un trouble de jouissance anormal (bruit excessif, poussière, impossibilité d’utiliser une pièce clé, coupures répétées d’eau ou d’électricité), la responsabilité du bailleur peut être engagée.
Plus le chantier est long, mal organisé ou envahissant, plus le risque est élevé pour le bailleur d’être condamné à :
- réduire le loyer
- indemniser le locataire (frais de relogement, garde-meubles, préjudice moral…)
- voire, dans les cas extrêmes, faire résilier le bail à ses torts.
Les juges apprécient au cas par cas, en fonction de la durée, de l’ampleur des travaux et de la gêne réelle subie par le locataire.
Travaux que le propriétaire peut faire en cours de bail
Travaux indispensables pour un logement décent
Certains travaux sont obligatoires pour le bailleur et peuvent être imposés au locataire, même en plein bail :
- mise aux normes électrique ou gaz en cas de danger
- traitement d’un problème de salubrité (moisissures, humidité grave, infestation…)
- réparation d’éléments essentiels (chauffage, eau chaude, ventilation, fenêtres qui ne ferment plus)
- travaux prescrits par une autorité (mairie, préfecture, mise en conformité après contrôle).
Dans ces cas, le locataire doit laisser faire les travaux, mais conserve des droits sur les conditions d’exécution et l’éventuelle indemnisation.
Travaux d’entretien courant et réparations non locatives
Le bailleur peut faire réaliser, en cours de bail, des travaux liés :
- au gros entretien : toiture, façade, canalisations communes, structure de l’immeuble
- au remplacement d’équipements vétustes fournis avec le logement (chaudière, chauffe-eau, volets très abîmés, menuiseries hors d’usage, etc.).
Exemple concret : une chaudière de 25 ans tombe en panne régulièrement. Le bailleur décide de la remplacer complètement. Ces travaux sont légitimes, même si cela crée une coupure temporaire de chauffage/eau chaude. Le locataire ne peut pas les refuser, mais peut discuter des modalités et, si la gêne est importante, d’une compensation.
Travaux d’amélioration des performances énergétiques
Avec le durcissement des règles sur les “passoires thermiques”, les bailleurs lancent de plus en plus de :
- travaux d’isolation (murs, toiture, planchers)
- changement de fenêtres (simple vitrage → double vitrage)
- remplacement de systèmes de chauffage par des équipements plus performants
- travaux imposés par la réglementation pour continuer à louer certains logements (étiquettes F/G).
Ces travaux sont généralement qualifiés d’amélioration ou de mise en conformité énergétique. Le locataire doit laisser faire, mais cela n’autorise pas le bailleur à ignorer le trouble de jouissance : préavis raisonnable, horaires respectés, durée maîtrisée et, si nécessaire, réduction de loyer ou indemnisation à négocier (ou à faire trancher par un juge).
Travaux d’amélioration du confort ou des parties communes
En copropriété, des travaux peuvent être votés en assemblée générale, par exemple :
- ravalement
- installation d’un ascenseur
- réfection des parties communes
- création de locaux vélos, boîtes aux lettres, interphone, etc.
Le bailleur n’est parfois pas à l’origine directe de ces travaux, mais ils impactent quand même le locataire (bruit, échafaudages, accès limité). Le locataire ne peut pas empêcher un ravalement, mais peut demander une compensation si la gêne devient majeure (ex : volets condamnés par un échafaudage pendant plusieurs mois, perte de lumière, impossibilité d’ouvrir les fenêtres).
Travaux d’urgence : infiltrations, chauffage, électricité
Les travaux urgents sont traités à part par le Code civil (article 1724). Ils peuvent être réalisés immédiatement si :
- ils sont indispensables à la conservation du logement ou de l’immeuble
- ils concernent un danger pour la sécurité des occupants (électricité, gaz)
- ils portent sur une panne grave (chauffage collectif en hiver, grosse fuite, rupture de canalisation).
Dans ces cas, le bailleur peut intervenir vite, avec un préavis réduit. Mais si les travaux durent plus de 21 jours, la loi prévoit que le loyer peut être réduit à proportion du temps et de la partie du logement dont le locataire a été privé, voire que le bail peut être résilié si le logement devient temporairement inhabitable (à faire constater par un juge).
Travaux interdits ou abusifs pendant la location
Certains travaux sont clairement problématiques s’ils sont imposés en cours de bail :
- travaux purement esthétiques du propriétaire, sans nécessité, qui bloquent l’usage du logement pendant une longue période
- chantier organisé pour “faire fuir” le locataire (pressions, nuisances délibérément exagérées, absence de concertation)
- travaux lourds qui auraient clairement dû être réalisés entre deux locations et pas en pleine occupation, sans compensation
- entrées dans le logement sans accord du locataire, sous prétexte de travaux.
Dans ce type de situation, le locataire peut contester, refuser certaines modalités d’exécution, mettre en demeure le bailleur et, si besoin, saisir le juge des contentieux de la protection.

Droits du locataire pendant les travaux dans son logement
Droit au maintien dans les lieux pendant les travaux
En principe, les travaux ne justifient ni l’expulsion, ni un départ forcé. Le locataire a le droit :
- de rester dans le logement pendant le chantier
- de refuser un départ définitif “à l’amiable” imposé au prétexte des travaux
- d’obtenir le retour dans le logement en cas de relogement temporaire.
Si le bailleur tente de profiter des travaux pour pousser au déménagement ou à la résiliation du bail, la situation peut être qualifiée de manœuvre abusive.
Droit à un préavis et à une information claire
Avant le début des travaux (hors urgence absolue), le bailleur doit informer le locataire par écrit en précisant au minimum :
- la nature des travaux (réparation, mise aux normes, amélioration, etc.)
- les pièces concernées et les modalités d’accès
- la durée prévisionnelle et l’organisation (jour/horaires)
- l’identité de l’entreprise qui intervient (ou des intervenants).
Aucun texte ne fixe un nombre de jours précis de préavis pour tous les cas, mais un délai raisonnable est attendu (souvent au moins 8 à 15 jours pour des travaux non urgents). En cas de désaccord, les juges apprécient si le locataire a été informé suffisamment tôt.
Horaires, durée et conditions d’exécution que le locataire peut exiger
Les travaux doivent respecter :
- les règles locales sur le bruit (arrêtés municipaux ou préfectoraux, souvent travaux bruyants autorisés en journée uniquement, pas tôt le matin, pas tard le soir, parfois interdits le dimanche et jours fériés)
- une durée raisonnable au regard de l’ampleur des travaux
- un accès limité aux seules pièces nécessaires, sans intrusion abusive dans tout le logement
- la protection minimale du logement (bâches, respect des biens du locataire, nettoyage minimum).
Le locataire peut refuser, par exemple, des travaux tous les soirs à 20h ou le dimanche matin, ou un chantier “au ralenti” qui dure 6 mois alors qu’il aurait pu être réalisé en quelques semaines.
Droit à la réduction de loyer en cas de gêne importante
Quand les travaux créent une gêne réelle (ex : impossibilité d’utiliser la salle de bains pendant 3 semaines, chauffage coupé, échafaudage collé aux fenêtres qui prive de lumière), le locataire peut demander une réduction de loyer. Ce n’est pas automatique : il faut prouver la gêne et, en cas de refus du bailleur, saisir le juge.
Les juges prennent en compte :
- la durée du chantier
- l’ampleur des travaux
- les pièces concernées (perdre la cuisine ou la salle de bains quelques semaines pèse plus lourd que perdre un placard)
- l’information donnée en amont et l’organisation.
Bon réflexe : tout documenter (photos, vidéos, mails, attestations de voisins) pour étayer la demande.
Droit à indemnisation en cas de préjudice
En plus, ou à la place d’une réduction de loyer, le locataire peut demander l’indemnisation de ses frais, par exemple :
- nuitées d’hôtel si le logement devient impraticable quelques jours
- garde-meubles pour stocker les affaires pendant de gros travaux
- frais de transport supplémentaires, déplacements imposés
- remplacement de biens abîmés par le chantier (meubles, vêtements tachés, objets cassés).
La responsabilité incombe en principe au bailleur (ou à l’entreprise qu’il a mandatée). Une déclaration auprès de l’assurance habitation du locataire peut aussi être utile, mais cela ne décharge pas le bailleur de ses obligations.
Droit au relogement temporaire pour les gros travaux
Quand les travaux rendent le logement impropre à l’habitation (plus d’eau, plus de sanitaires, poussière massive, structure ouverte, etc.), le bailleur doit organiser une solution :
- relogement temporaire dans un autre logement équivalent (souvent à proximité)
- ou, dans certains cas, suspension voire quasi-annulation du loyer pendant la période où le logement est inhabitable.
Il n’existe pas de barème unique dans la loi : tout dépend du contexte et des décisions de justice. Mais dès que le locataire ne peut plus raisonnablement vivre dans le logement, laisser les choses en l’état sans relogement ni compensation est très risqué pour le bailleur.
Que faire si le propriétaire ne respecte pas ses obligations ?
En pratique, si les travaux sont mal gérés ou abusifs :
- Étape 1 : envoyer un mail ou courrier simple pour demander des explications et une organisation plus correcte (horaires, durée, accès, protections).
- Étape 2 : en cas de refus ou de silence, adresser une lettre recommandée avec AR (mise en demeure) rappelant les textes (loi du 6 juillet 1989, trouble de jouissance) et demandant réduction de loyer ou indemnisation.
- Étape 3 : contacter une ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) pour un avis neutre, ou une médiation (conciliateur de justice).
- Étape 4 : si rien ne bouge, saisir le juge des contentieux de la protection (au tribunal judiciaire) pour qu’il tranche sur la réduction de loyer, l’indemnisation, l’organisation des travaux, voire la résiliation du bail.
Possibilité pour le locataire de refuser des travaux
Travaux que le locataire ne peut pas refuser
Le locataire doit laisser exécuter sans pouvoir s’y opposer :
- les travaux nécessaires au maintien du logement décent et en bon état (sécurité, santé, salubrité)
- les travaux d’amélioration du logement ou des parties communes, prévus par la loi ou votés en copropriété
- les travaux d’économie d’énergie (isolation, changement de chaudière, etc.), dès lors qu’ils sont conformes aux textes.
Refuser totalement l’accès au logement pour ce type de travaux peut exposer le locataire à une action en justice, voire à des dommages et intérêts si le refus cause un préjudice au bailleur ou à la copropriété.
Cas où le locataire peut légitimement refuser l’accès
Le refus peut être considéré comme légitime si :
- le bailleur ne donne aucune information écrite claire (nature des travaux, durée, entreprise)
- les horaires sont manifestement abusifs (nuit, dimanche, très tôt le matin sans raison)
- le chantier est dangereux pour les occupants (absence de protection, fils à nu, poussières toxiques non gérées)
- les travaux semblent être un prétexte pour perturber la vie du locataire (fréquence anormale, objectifs flous).
Dans ces cas, le locataire a intérêt à :
- répondre par écrit en expliquant les raisons du refus ou de la demande de report
- proposer des aménagements raisonnables (autres horaires, autres dates) pour montrer sa bonne foi.
Travaux nécessitant l’accord exprès du locataire
Certains travaux ne peuvent être réalisés sans l’accord exprès du locataire, notamment :
- prise de photos ou de vidéos à l’intérieur du logement pour des usages commerciaux (annonce, site d’agence)
- travaux qui dépassent la simple amélioration et modifient fortement l’usage du logement pendant une longue période, sans caractère obligatoire
- visites très fréquentes d’artisans pour des devis ou projets non encore décidés.
Si le bailleur veut faire plus que ce que la loi permet, il doit obtenir un accord écrit clair, signé du locataire.
Gestion des abus : fréquence, horaires, durée excessive
Quelques signaux d’abus :
- travaux étalés sans nécessité sur des mois, avec de longues périodes d’inactivité
- interventions non annoncées qui se cumulent
- artisans qui débarquent sans prévenir, parfois en l’absence du locataire
- absence de coordination (plusieurs entreprises qui se marchent dessus, chantier désordonné).
Face à ça, le locataire peut :
- poser des règles écrites d’accès (jours, créneaux, présence ou non du locataire)
- exiger un planning précis des interventions
- refuser l’accès en dehors des créneaux fixés, sauf vraie urgence
- mettre en demeure le bailleur et, en dernier recours, saisir le juge.
Recours en cas de conflit sur les travaux
Quand le dialogue est bloqué :
- Lettre recommandée avec AR pour formaliser les demandes (réduction de loyer, meilleure organisation, respect des horaires).
- Contact d’une ADIL ou d’un conciliateur de justice (gratuit) pour chercher une solution amiable.
- En cas d’échec, saisine du juge des contentieux de la protection pour :
- obtenir l’autorisation de refuser certains travaux
- obtenir une réduction de loyer ou une indemnisation
- faire constater un trouble de jouissance important.
Indemnisation et réduction de loyer en cas de travaux
Situations ouvrant droit à une réduction de loyer
La réduction de loyer est envisageable lorsque :
- une partie importante du logement devient inutilisable (cuisine, salle de bains, plusieurs pièces)
- les travaux durent longtemps par rapport à ce qui était annoncé ou raisonnable
- les nuisances dépassent clairement ce qu’on peut attendre d’un chantier normal (bruit extrême, poussière omniprésente, coupures d’eau ou d’électricité répétées).
Dans les travaux urgents (article 1724 du Code civil), si les travaux dépassent 21 jours, le locataire peut demander une réduction de loyer proportionnelle au temps et à la partie de logement dont il a été privé.
Indemnisation des frais engagés par le locataire
En plus de la réduction de loyer, le bailleur peut devoir rembourser :
- les nuits d’hôtel ou locations temporaires si le logement est impraticable
- les frais de garde-meubles pour stocker les affaires
- les frais de ménage ou remise en état si le chantier a laissé de gros dégâts
- les surcoûts (chauffage, électricité) directement liés aux travaux
- les objets détériorés par les artisans.
Chaque frais doit être justifié (factures, tickets, devis). Le locataire peut d’abord demander un remboursement amiable par écrit. En cas de refus, ces frais peuvent être réclamés devant le juge.
Critères retenus par les juges pour évaluer la gêne
Les juges regardent notamment :
- la surface ou les pièces temporairement inutilisables
- la durée totale des travaux, et les éventuels retards
- les conditions de vie concrètes (plus de douche, pas de cuisine, poussière permanente…)
- la bonne ou mauvaise foi du bailleur (information donnée, solutions proposées, relogement)
- la réaction du locataire (a-t-il signalé les problèmes ? tenté une solution amiable ?).
La réduction de loyer peut aller de quelques pourcents à beaucoup plus, voire conduire à une suspension quasi totale du loyer si le logement est pratiquement inhabitable.
Comment calculer et demander une réduction de loyer
En pratique, le locataire peut raisonner ainsi :
- estimer le pourcentage de surface ou de confort perdu (par exemple, si la cuisine et la salle de bains sont inutilisables, la perte est majeure)
- appliquer ce pourcentage au loyer pour la période concernée (ex : 40 % de perte d’usage pendant 1 mois → demande de réduction d’environ 40 % sur ce mois)
- ajouter, si besoin, une demande d’indemnisation des frais annexes (hôtel, garde-meubles, etc.).
Il est conseillé de commencer par une négociation amiable avec le bailleur, chiffres à l’appui, puis de formaliser par lettre recommandée en cas de refus.
Modèle simple de courrier pour demander une indemnisation
À adapter à la situation, mais l’idée générale peut ressembler à ceci :
Objet : demande de réduction de loyer et d’indemnisation en raison de travaux
Madame, Monsieur,
Des travaux ont été réalisés dans le logement situé [adresse], que j’occupe en qualité de locataire depuis le [date].
Ces travaux, qui se sont déroulés du [date début] au [date fin], ont entraîné une gêne importante : [décrire précisément : impossibilité d’utiliser la salle de bains/cuisine, coupure de chauffage, bruit, poussière…].
Pendant cette période, une partie significative du logement était inutilisable, ce qui constitue un trouble de jouissance. Conformément à la loi du 6 juillet 1989 et aux articles 1719 et suivants du Code civil, je vous demande :
– une réduction de loyer de [montant ou pourcentage] pour la période concernée ;
– le remboursement des frais suivants, engagés en raison des travaux : [détailler les frais, joindre les justificatifs].
Sans réponse favorable de votre part sous 15 jours, il sera envisagé de saisir le juge des contentieux de la protection afin qu’il statue sur ce différend.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
[Nom, signature]

Travaux nécessitant le départ ou le relogement du locataire
Définition d’un gros chantier rendant le logement inhabitable
Un logement devient inhabitable quand, de façon objective, il n’est plus possible d’y vivre normalement, par exemple :
- absence totale de sanitaires fonctionnels
- absence d’eau ou d’électricité sur une période significative
- poussières ou produits toxiques omniprésents (plomb, amiante mal gérée)
- structure ouverte (plancher démonté, murs ouverts, toiture en travaux non protégée).
Dans ces cas, continuer à faire payer un loyer plein, sans solution de relogement ou de compensation sérieuse, est très contestable juridiquement.
Obligation du bailleur de proposer un relogement temporaire
La loi ne détaille pas un dispositif unique pour tous les cas, mais la jurisprudence considère qu’un bailleur diligent doit :
- proposer un relogement temporaire si le logement est inhabitable
- ou accepter une suspension ou forte réduction de loyer pendant la période des travaux lourds
- permettre au locataire de revenir dans le logement après les travaux, aux mêmes conditions de bail (sauf augmentation encadrée et justifiée).
Qui paie le relogement et les frais annexes ?
En principe, c’est au bailleur de prendre en charge :
- le coût du relogement temporaire (différence de loyer, hôtel, location meublée, etc.)
- les frais de déménagement temporaire si cela résulte directement des travaux
- la garde des meubles si l’autre logement ne permet pas de tout stocker.
Ces points peuvent être formalisés par écrit (avenant temporaire ou protocole d’accord). En cas de litige, le juge peut imposer un niveau de prise en charge adapté à la situation.
Impact sur le loyer pendant la période de relogement
Selon les cas :
- si le locataire ne peut plus du tout occuper le logement initial, le loyer peut être suspendu ou réduit à un niveau symbolique
- si une partie du logement reste utilisable, une réduction proportionnelle peut être décidée
- si le bailleur fournit un autre logement, il peut y avoir un ajustement (mais sans double loyer pour le locataire).
Là encore, tout se joue au cas par cas. En cas de désaccord, le juge tranchera en fonction de la réalité de l’usage et des propositions du bailleur.
Durée maximale et retour dans le logement après travaux
La durée des travaux doit rester cohérente avec l’ampleur du chantier. Un “gros œuvre” qui traîne pendant un an, sans justification, pourra être vu comme abusif. À la fin des travaux :
- le locataire doit retrouver l’accès au logement
- l’état du logement doit être au moins équivalent (ou amélioré) par rapport à la situation initiale
- un constat contradictoire (photos, état des lieux simplifié) est vivement conseillé pour vérifier les finitions et signaler les défauts.


Travaux réalisés par le locataire dans le logement
Aménagements légers autorisés sans accord écrit
Le locataire a le droit de faire des aménagements légers, sans demander l’autorisation écrite du bailleur, par exemple :
- repeindre les murs dans des couleurs raisonnables
- poser des étagères, des tringles, des petits meubles fixés aux murs
- faire des trous pour accrocher cadres, miroirs, etc.
Tant que ces modifications ne transforment pas le logement et restent “raisonnables” (pas de murs noirs plafond compris dans un studio blanc sans accord, par exemple), elles sont admises. Le bailleur ne peut pas exiger un retour strict à la couleur d’origine si le rendu reste neutre et propre.
Travaux d’amélioration énergétique à l’initiative du locataire
Certains locataires souhaitent améliorer le confort ou la conso énergétique par eux-mêmes (pose de joints, rideaux thermiques, petites améliorations). Ces petits travaux sont généralement acceptés si :
- ils ne modifient pas la structure
- ils restent réversibles facilement
- ils sont réalisés dans les règles de l’art.
Pour des interventions plus lourdes (changements d’équipements fixes, isolation lourde), il faut l’accord écrit du bailleur.
Limites : transformations lourdes interdites sans autorisation
Sont considérées comme transformations (et donc interdites sans accord écrit) :
- abattre ou monter des cloisons
- modifier l’implantation de la cuisine ou de la salle de bains (arrivées/évacuations d’eau)
- changer la nature des sols de façon définitive (parquet collé, carrelage)
- remplacer des fenêtres ou des portes
- installer une douche à la place d’une baignoire (ou inversement) de façon structurelle.
Conséquences en fin de bail pour les travaux du locataire
Si le locataire a réalisé des travaux sans autorisation et qu’ils constituent une transformation du logement, le bailleur peut :
- exiger la remise en état à la charge du locataire
- retenir le coût sur le dépôt de garantie si le locataire ne remet pas en état
- ou conserver les transformations sans indemniser le locataire, même si la valeur du logement a augmenté.
Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut demander une autorisation écrite dès que les travaux dépassent le simple “coup de peinture”.
Travaux du locataire nécessitant l’autorisation du propriétaire
Transformations importantes du logement
Dès qu’un projet touche à la structure, aux équipements fixés, aux réseaux (eau, gaz, électricité), l’autorisation écrite du bailleur est indispensable. Par exemple :
- ouvrir une cuisine sur le séjour
- installer une climatisation fixe
- refaire entièrement la salle de bains avec déplacement des arrivées d’eau
- poser un vrai parquet collé à la place d’un lino, ou l’inverse.
Règles sur les travaux d’aménagement par un locataire
Quelques règles simples :
- sans accord écrit = risque de devoir tout remettre en état à ses frais
- l’accord peut prévoir que les travaux resteront sans indemnité
- si les travaux sont mal faits ou non conformes, le bailleur peut demander la remise en conformité ou en état initial.
Contenu minimum d’une autorisation écrite du bailleur
Une autorisation solide doit préciser :
- la description des travaux (pièces concernées, matériaux)
- qui réalise les travaux (locataire lui-même ou entreprise)
- la période prévue
- le sort des travaux en fin de bail (remise en état ou non, indemnisation ou non).
Cet écrit peut prendre la forme d’un courrier signé ou d’un avenant au bail.
Conséquences si le locataire fait des travaux sans accord
Si le bailleur découvre des travaux importants réalisés sans son accord, il peut :
- exiger la remise en état immédiate
- ou attendre la fin du bail et imputer le coût des travaux de remise en état sur le dépôt de garantie
- voire, dans les cas graves, demander la résiliation du bail pour manquement du locataire.
Valorisation des travaux du locataire
En l’absence d’accord spécifique, même si les travaux augmentent la valeur du logement (cuisine neuve, salle de bains rénovée), le locataire :
- ne peut pas exiger d’être indemnisé
- ne peut pas augmenter lui-même le loyer
- ne peut pas retenir les sommes sur le dernier loyer.
Pour espérer une indemnisation, il faut anticiper : accord écrit, mentionnant clairement une éventuelle participation du bailleur ou une compensation à la sortie.
Cas particuliers : préavis, renouvellement de bail et fin de location
Travaux pendant le préavis donné par le locataire
Quand le locataire a donné son congé, le bailleur souhaite souvent en profiter pour lancer des travaux ou faire des visites. Pendant le préavis :
- le locataire reste en droit de jouir paisiblement du logement jusqu’à la remise des clés
- les visites sont possibles mais encadrées (en général, 2 heures par jour ouvrable max, horaires raisonnables, à préciser dans le bail ou d’un commun accord)
- les travaux restent soumis aux mêmes règles : information, horaires, pas de trouble de jouissance anormal.
Travaux planifiés avant un renouvellement de bail ou une vente
Certains bailleurs programment des travaux pour :
- vendre le logement
- ou proposer un renouvellement du bail avec un loyer plus élevé après amélioration.
Les travaux d’entretien normal ou de mise aux normes ne justifient pas une hausse libre du loyer. Les travaux d’amélioration peuvent, dans certains cas, permettre une revalorisation, mais dans des conditions strictement encadrées (selon le type de zone, le niveau de loyer, etc.). Il est recommandé de vérifier les règles actualisées sur service-public.fr.
Droits du locataire après plusieurs années d’occupation
Avec l’ancienneté, certains arguments deviennent plus forts :
- vétusté plus évidente (fenêtres, équipements) → obligation plus claire pour le bailleur de rénover
- stabilité du locataire → arguments plus solides pour demander une organisation raisonnable et une compensation en cas de gros travaux
- historique de paiement régulier → crédibilité renforcée en cas de litige devant le juge.
État des lieux de sortie et travaux réalisés
Au moment de quitter le logement, l’état des lieux de sortie doit tenir compte :
- des travaux réalisés par le bailleur (il ne peut pas reprocher au locataire des traces liées au chantier)
- des aménagements du locataire qui restent raisonnables et propres
- des éventuelles transformations non autorisées, qui peuvent entraîner une retenue sur le dépôt de garantie.
En cas de désaccord, des photos datées et les échanges écrits autour des travaux sont précieux pour se défendre.
FAQ sur les travaux pendant la location et les droits du locataire
Un locataire peut-il refuser des travaux de rénovation énergétique ?
En règle générale, non. Les travaux d’amélioration énergétique (isolation, changement de chaudière, remplacement de fenêtres…) sont considérés comme utiles pour la décence et la performance du logement. Le locataire doit laisser faire, mais peut :
- demander une information écrite détaillée
- négocier les dates et horaires pour limiter la gêne
- solliciter une réduction de loyer ou une indemnisation si la gêne devient importante (pièces inutilisables, durée excessive…).
Le propriétaire peut-il entrer dans le logement en l’absence du locataire ?
Non, sauf accord spécifique du locataire ou décision de justice. Même pour des travaux, le bailleur ne peut pas entrer librement avec les clés. Il doit :
- obtenir l’accord du locataire sur les dates et modalités d’accès
- respecter les horaires convenus
- ne pas organiser de visites ou d’interventions surprises.
En cas d’entrée non autorisée, le locataire peut signaler un atteinte à sa vie privée et au droit au domicile.
Combien de temps par jour les artisans peuvent-ils intervenir ?
Les horaires exacts dépendent des règlements locaux sur le bruit (arrêtés municipaux/préfectoraux) et du règlement de copropriété. En général, les travaux bruyants sont autorisés :
- en journée, en semaine
- avec des limitations tôt le matin, tard le soir et les week-ends
- rarement le dimanche et les jours fériés.
Le locataire peut demander au bailleur de respecter ces règles et de limiter les interventions aux créneaux autorisés. En cas de débordements répétés, la mairie ou le syndic peuvent être alertés.
Le propriétaire peut-il augmenter le loyer après de gros travaux ?
Tout dépend du type de travaux et du contexte réglementaire (zone tendue, encadrement des loyers, etc.) :
- les travaux d’entretien ou de mise aux normes ne justifient pas une hausse libre du loyer
- les travaux d’amélioration importante peuvent, dans certains cas, permettre une augmentation encadrée (à vérifier selon la réglementation locale et la situation exacte).
Les règles sont régulièrement ajustées, surtout dans les grandes villes. Il est conseillé de vérifier les conditions à jour sur service-public.fr ou auprès d’une ADIL.
Que faire si les travaux dépassent largement le délai annoncé ?
Si le chantier devait durer 2 semaines et qu’au bout de 2 mois tout n’est pas fini :
- envoyer un courrier (idéalement recommandé) au bailleur pour demander un nouveau planning et une compensation (réduction de loyer, indemnisation des frais)
- rappeler l’obligation de jouissance paisible du logement
- documenter les retards, la gêne, les conséquences concrètes
- en cas de refus, saisir le juge des contentieux de la protection pour faire fixer une réduction de loyer, une indemnité ou, si nécessaire, demander la résiliation du bail aux torts du bailleur.
Le locataire peut-il arrêter de payer le loyer à cause des travaux ?
Arrêter unilatéralement de payer le loyer est très risqué. Même si les travaux sont pénibles, le loyer reste dû tant qu’un juge n’a pas décidé d’une réduction ou d’une suspension, ou tant qu’un accord écrit avec le bailleur n’a pas été trouvé. La meilleure stratégie :
- payer le loyer (ou au moins la partie non contestée)
- demander par écrit une réduction/indemnisation
- si besoin, saisir le juge pour qu’il fixe la réduction et, éventuellement, ordonne le remboursement d’une partie des loyers déjà payés.
Que faire si les artisans abîment les meubles ou les effets personnels du locataire ?
Si des biens personnels sont endommagés pendant les travaux :
- prendre immédiatement des photos et garder tout justificatif (factures d’achat, devis de réparation)
- informer le bailleur par écrit, avec une description précise des dégâts
- déclarer le sinistre à son assureur habitation
- demander au bailleur de faire jouer l’assurance de l’entreprise ou sa propre assurance.
En principe, c’est au bailleur ou à l’entreprise responsable de prendre en charge ces dommages. En cas de blocage, un juge peut être saisi.
Le locataire peut-il demander la résiliation du bail à cause des travaux ?
En théorie oui, mais seulement dans les cas graves :
- logement durablement impropre à l’habitation
- refus du bailleur d’organiser un relogement ou une compensation minimale
- travaux utilisés comme pression pour pousser le locataire dehors.
Le locataire peut alors saisir le juge des contentieux de la protection pour demander la résiliation du bail aux torts du bailleur, avec éventuellement des dommages et intérêts. La situation doit être bien documentée (photos, échanges écrits, constats).
Quiz express (1 minute) — Travaux pendant la location
Cliquez sur chaque question, puis sur « Voir la réponse ».
Le bailleur peut-il faire entrer des artisans pour des travaux sans vous prévenir ?
B. Non, il doit vous prévenir et organiser l’accès
C. Oui, à condition que ce soit en journée
Voir la réponse
Bonne réponse : B.
Le logement est chez vous : l’accès doit être convenu avec le locataire, sauf urgence. En pratique, on fixe des créneaux raisonnables et on évite les visites “surprise”.
Pouvez-vous refuser des travaux d’amélioration (ex : remplacement de fenêtres) pendant le bail ?
B. Non, s’ils sont nécessaires ou améliorent le logement, vous devez les laisser faire
C. Oui, dès que les travaux durent plus de 2 jours
Voir la réponse
Bonne réponse : B.
Le locataire doit laisser exécuter certains travaux (entretien, mise aux normes, amélioration). En revanche, vous pouvez exiger une organisation limitant les nuisances et signaler tout abus.
Si des travaux durent plus de 21 jours, que pouvez-vous demander sur le loyer ?
B. Une diminution du loyer proportionnelle au préjudice subi
C. Le remboursement automatique de toutes vos charges
Voir la réponse
Bonne réponse : B.
Au-delà de 21 jours, une diminution de loyer peut être due si les travaux réduisent votre jouissance du logement. Le montant dépend de l’impact concret (bruit, pièces inutilisables, perte d’usage).
Les travaux rendent une pièce inutilisable pendant plusieurs semaines : quel réflexe est le plus utile ?
B. Écrire au bailleur (daté) avec preuves et demander un aménagement/accord (planning, baisse de loyer)
C. Déduire immédiatement 30% du loyer sans prévenir
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Bonne réponse : B.
Un écrit (idéalement courrier ou e-mail clair) + photos, dates et impacts facilite une solution amiable et, si besoin, un recours. Déduire unilatéralement le loyer est risqué sans accord ou décision.
En cas de gros bruit et poussière, le bailleur doit-il forcément vous reloger ?
B. Non, pas automatiquement : cela peut dépendre de la situation et de la gravité
C. Oui, si les travaux ont été décidés par la copropriété
Voir la réponse
Bonne réponse : B.
Le relogement n’est pas automatique : cela peut dépendre de l’ampleur des travaux et de l’habitabilité du logement. En pratique, on vise d’abord l’aménagement (horaires, protection, pièces de repli) et, si besoin, une baisse de loyer ou une indemnisation selon le préjudice.
En cas de doute, une bonne pratique consiste à :
- vérifier les règles à jour sur service-public.fr
- contacter l’ADIL de votre département pour un avis neutre et gratuit
- garder une trace écrite de chaque étape (préavis de travaux, demandes de réduction de loyer, propositions de relogement).
L’objectif : protéger vos droits de locataire sans bloquer les travaux vraiment nécessaires, et obtenir une compensation correcte quand le chantier empiète trop sur votre quotidien.






