En résumé : En location d’habitation, les textes imposent une répartition stricte des travaux : entretien courant au locataire, grosses réparations, vétusté, décence et mises aux normes au propriétaire.
- Le bail ne peut pas transférer au locataire les gros travaux, la vétusté ou les mises aux normes : ces clauses sont en grande partie réputées non écrites.
- Le locataire prend en charge l’entretien courant et les réparations locatives (petites pièces d’usure, joints, débouchage accessible, graissage, petites retouches).
- Le propriétaire supporte les grosses réparations et les éléments structurels (toiture, murs porteurs, façades, canalisations encastrées, menuiseries extérieures vétustes).
- Les équipements devenus HS par vétusté (chaudière, chauffe-eau, VMC, radiateurs, électroménager fourni) sont à remplacer par le propriétaire, sauf faute ou défaut d’entretien prouvé du locataire.
- La décence et les mises aux normes (électricité, gaz, ventilation, sécurité, performance énergétique minimale) restent à la charge du propriétaire.
- Pour trancher un conflit, on regarde surtout la cause : vétusté (non facturable au locataire), faute/défaut d’entretien (à sa charge) ou sinistre/force majeure (assurances et propriétaire).
- La logique est “pièce par pièce” : petites interventions au locataire, dégradations anormales ou réparations lourdes au propriétaire (avec entretien du jardin seulement si prévu au bail).
- Chauffage : l’entretien annuel de la chaudière individuelle peut incomber au locataire, mais la panne par vétusté et le remplacement sont au bailleur.
- Parties communes/équipements collectifs : le lourd relève du propriétaire via la copropriété, le locataire ne paie que certaines charges récupérables d’entretien.
- Dépôt de garantie : retenues possibles uniquement si justifiées (états des lieux, devis/factures) et en tenant compte de la vétusté, avec restitution sous 1 ou 2 mois selon retenues.
- Bonne méthode : qualifier l’équipement et la cause, s’appuyer sur le bail/état des lieux, exiger des signalements écrits avec preuves.
- Bonnes pratiques : annexer la liste des réparations locatives et une grille de vétusté, faire des états des lieux détaillés avec photos, cadrer la procédure de signalement et d’intervention.
La répartition des travaux et réparations entre propriétaire et locataire dans un bail ne se résume pas à une simple question de bon sens. Elle est encadrée par des textes impératifs (loi du 6 juillet 1989, décret du 26 août 1987) auxquels le bail ne peut pas déroger. Une mauvaise rédaction ou une clause abusive peut exposer le bailleur à des litiges coûteux.
L’enjeu pour un propriétaire consiste donc à sécuriser la répartition des obligations dans le bail, tout en restant conforme au droit. Une grille claire par types de travaux (entretien courant, réparations locatives, grosses réparations, mises aux normes, sinistres) permet de prévenir les conflits, d’anticiper les coûts et de savoir précisément quand intervenir.
Règles générales sur la répartition des travaux entre propriétaire et locataire
La notion d’entretien courant et ce qu’elle recouvre
L’entretien courant désigne l’ensemble des opérations régulières nécessaires pour maintenir le logement et ses équipements en bon état de fonctionnement et de propreté. Il s’agit de petits gestes, répétés, qui évitent la dégradation prématurée du bien.
Concrètement, cela inclut par exemple :
- nettoyage régulier des sols, murs lessivables, vitres intérieures, sanitaires
- dépoussiérage et entretien des radiateurs, grilles de VMC et bouches d’aération
- aération suffisante pour limiter l’humidité et la condensation
- entretien courant des joints de silicone (salle de bains, cuisine) tant qu’ils ne sont pas dégradés par la vétusté
- nettoyage du balcon, de la terrasse, des gouttières accessibles au locataire.
Cet entretien courant relève du locataire. En cas de manquement, la responsabilité du locataire peut être engagée si l’absence d’entretien a aggravé un désordre (moisissures liées à un défaut d’aération, siphon jamais nettoyé provoquant un bouchon, etc.).
Ce qui caractérise une réparation locative
Les réparations locatives correspondent aux « menues réparations » et à l’entretien courant du logement à la charge du locataire. Le décret n°87-712 du 26 août 1987 en donne une liste détaillée, qui fait référence pour les baux d’habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989.
Il s’agit notamment :
- du remplacement de petites pièces d’usure (joints de robinets, flexibles de douche, interrupteurs, prises, fusibles, ampoules, vitres cassées par faute du locataire, petites poignées, etc.)
- du débouchage des siphons et des canalisations d’évacuation accessibles (lavabo, évier, douche, baignoire, WC si bouchon lié à un mauvais usage)
- du graissage des gonds de portes et fenêtres, verrouillages, serrures et verrous
- des raccords de peinture ou de papier peint en cas de petites dégradations imputables au locataire.
Une erreur fréquente consiste à vouloir ajouter dans le bail une liste exhaustive de réparations locatives « renforcées » au détriment du locataire. Le décret de 1987 constitue un socle de référence, qui peut être précisé, mais non étendu au point de transférer des grosses réparations à la charge du locataire.
Les grosses réparations qui relèvent du propriétaire
Les grosses réparations sont celles qui touchent à la structure et aux gros équipements du logement. Elles restent, en principe, à la charge du bailleur, même si le bail tente parfois de les transférer au locataire. De telles clauses sont en grande partie réputées non écrites dans un bail d’habitation de résidence principale.
Relèvent typiquement du propriétaire :
- les travaux sur le gros œuvre : toiture, charpente, murs porteurs, planchers, façades, fondations
- la réfection ou le remplacement des menuiseries extérieures vétustes (fenêtres, portes d’entrée, volets)
- le remplacement des canalisations défectueuses encastrées ou communes (évacuations verticales, colonnes montantes)
- le remplacement ou la réparation lourde des équipements vétustes ou hors d’usage (chaudière, chauffe-eau, radiateurs, tableau électrique obsolète), dès lors que la panne n’est pas liée à un défaut d’entretien imputable au locataire
- les travaux de mise aux normes imposés par la réglementation (électricité, gaz, décence, performance énergétique minimale).
Les textes de référence à connaître pour sécuriser le bail
Pour un bail d’habitation (résidence principale), le régime est largement d’ordre public. Les principaux textes sont :
- La loi n°89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs, notamment :
- article 6 : obligations du bailleur (délivrer un logement décent, en bon état d’usage et de réparation, assurer la jouissance paisible et entretenir les locaux)
- article 7 : obligations du locataire (user paisiblement des locaux, répondre des dégradations qu’il cause, effectuer l’entretien courant et les réparations locatives)
- Le décret n°87-712 du 26 août 1987 fixant la liste des réparations locatives (consultable sur Légifrance)
- Le Code civil, notamment les articles 1719 et suivants sur les obligations du bailleur et du preneur, pour les baux non soumis à la loi de 1989 (baux commerciaux, certains meublés spécifiques).
En cas de doute, un retour systématique à ces textes évite de s’appuyer uniquement sur « l’usage » ou sur des modèles de bail parfois approximatifs.
Les principes clés : vétusté, faute du locataire et force majeure
Trois notions pèsent souvent dans la répartition réelle des travaux :
- La vétusté : usure normale liée au temps et à un usage raisonnable. Elle ne peut pas être imputée au locataire. Exemple : une moquette de 15 ans en fin de vie, des peintures ternies après 9 années d’occupation, un ballon d’eau chaude qui lâche par usure.
- La faute ou le défaut d’entretien du locataire : dégradations anormales, manquements répétés à l’entretien courant, usage inadapté. Exemple : siphon bouché par des objets, parquet brûlé par une cigarette, vitre cassée suite à une mauvaise manipulation.
- La force majeure ou les causes extérieures : événement imprévisible, irrésistible et extérieur (tempête, catastrophe naturelle, effondrement lié à un glissement de terrain, etc.). Les réparations relèvent alors du propriétaire, avec un relais de l’assurance, sans imputation au locataire.
La grille de vétusté, lorsqu’elle est annexée au bail, permet de moduler les sommes éventuellement retenues sur le dépôt de garantie. Sans cette grille, les juges apprécient la vétusté au cas par cas, en se référant à la durée d’occupation, à l’âge des matériaux et aux preuves produites (factures, photos, état des lieux). Des modèles de grilles sont accessibles sur service-public.fr.
Travaux et réparations à la charge du locataire pièce par pièce
Entrée, couloir et pièces de vie
Dans ces pièces, les réparations locatives concernent principalement :
- le nettoyage et l’entretien des sols (balayage, lavage, aspirateur)
- les petites réparations sur les plinthes (raccords en cas de coups imputables au locataire)
- le remplacement d’ampoules et de tubes lumineux, de fusibles, de petites pièces d’interrupteurs ou de prises
- le rebouchage des petits trous de chevilles, sauf usage normal (quelques trous raisonnables sont souvent tolérés)
- l’entretien des portes intérieures (graissage des gonds, remplacement de petites pièces de quincaillerie).
Exemple pratique : si le locataire accroche de nombreux cadres créant une multitude de trous ou arrache un pan de mur en retirant un élément fixé, la remise en état au-delà de simples retouches peut lui être imputée, sous réserve de la prise en compte de la vétusté de la peinture.
Cuisine et équipements ménagers
Dans la cuisine, le locataire doit assumer :
- le nettoyage régulier du plan de travail, de l’évier, de la crédence, des placards intérieurs et extérieurs
- le débouchage des siphons et canalisations accessibles (évier)
- le remplacement des joints de robinet ou de flexible de douchette en cas de fuite mineure
- l’entretien et le dégraissage périodique de la hotte (filtres à graisse, grilles), si fournie
- l’entretien courant des équipements ménagers fournis (plaques, four, réfrigérateur, lave-linge, lave-vaisselle) : nettoyage, détartrage si nécessaire.
En revanche, la panne d’un équipement fourni au bail et devenu défectueux par vétusté (plaque qui ne chauffe plus, four hors d’usage) relève d’une réparation ou d’un remplacement à la charge du bailleur, sauf faute d’utilisation avérée du locataire.
Salle de bains, WC et plomberie
Les principales obligations locatives portent sur :
- le nettoyage régulier des sanitaires, douche, baignoire, lavabos, robinetterie
- le remplacement des joints de silicone ou de mastic en cas de micro-fuites liées à l’usage, tant qu’il ne s’agit pas de désordres structurels (infiltrations dans les murs, défaut d’étanchéité d’origine)
- le débouchage des siphons et canalisations accessibles
- le remplacement du flotteur ou du joint du réservoir de chasse d’eau, si l’origine de la panne relève de l’usure courante
- l’entretien des aérations pour limiter l’humidité et les moisissures.
Si un dégât des eaux provient d’un défaut structurel de l’immeuble (colonne commune, défaut d’étanchéité d’une façade, toiture), les réparations des causes techniques relèvent du propriétaire (via la copropriété le cas échéant), et non du locataire. La remise en état des embellissements (peinture, revêtements) est prise en charge par l’assurance selon les responsabilités.
Chambres, placards et rangements
Le locataire prend en charge :
- l’entretien des sols (aspiration, lavage)
- le nettoyage des placards, portes et étagères
- les petites réparations sur les tringles, rayonnages, poignées si elles ont été détériorées par un mauvais usage
- le rebouchage de trous et raccords de peintures nécessaires après des fixations excessives.
Exemple : une tringle de placard qui casse sous le poids anormal de vêtements peut être mise à la charge du locataire. À l’inverse, une tringle très ancienne qui cède sans faute manifeste relève plutôt de la vétusté et donc du bailleur.
Fenêtres, volets, stores et vitrages
Relèvent des réparations locatives :
- le nettoyage des vitrages, encadrements, rails de coulissement
- le graissage des gonds, des systèmes de fermeture, des verrous, des crémones
- le remplacement des petites pièces (cordelettes de stores, poignées internes, embouts) en cas de casse par usage
- le remplacement d’une vitre cassée par le locataire (choc, mauvaise manipulation), généralement pris en charge par son assurance habitation.
En revanche, le remplacement de fenêtres vétustes ou non étanches, le changement complet de volets fatigués, ou la correction d’un défaut d’isolation majeur incombent au propriétaire, au titre de la décence et des grosses réparations.
Sols, murs et plafonds
Les obligations locatives portent sur :
- le nettoyage régulier des revêtements de sols (carrelage, parquet, moquette, PVC)
- la protection raisonnable des sols (tapis de protection sous des meubles lourds)
- le rebouchage de petits trous et menues dégradations imputables au locataire
- la remise en état en cas de dégradations anormales (taches irréversibles, brûlures de moquette, parquet profondément rayé par négligence).
En revanche, la remise à neuf complète de peintures anciennes, le remplacement d’une moquette en fin de vie ou d’un carrelage qui se décolle par défaut de pose ou d’humidité structurelle relèvent de la responsabilité du bailleur.
Équipements de chauffage et de production d’eau chaude
En principe, le locataire assure :
- l’entretien courant des radiateurs (poussière, purge des radiateurs à eau si mention contractuelle)
- le remplacement des petites pièces (boutons de réglage, robinets thermostatiques cassés par mauvaise manipulation)
- l’entretien annuel de la chaudière individuelle lorsqu’il est à sa charge, ce qui doit être vérifié dans le bail (décret n°2009-649 du 9 juin 2009 pour les chaudières).
Le remplacement d’une chaudière, d’un chauffe-eau ou d’un radiateur hors d’usage par vétusté reste à la charge du bailleur, qui a l’obligation de garantir un chauffage normal et une eau chaude sanitaire dans un logement décent.
Équipements électriques et éclairage
Sont en principe à la charge du locataire :
- le remplacement des ampoules, tubes fluorescents, fusibles et disjoncteurs divisionnaires accessibles
- le resserrage ou le remplacement d’une petite pièce d’interrupteur ou de prise endommagée par usage
- le nettoyage des luminaires fournis.
En revanche, tout ce qui relève de la sécurité de l’installation (tableau électrique obsolète, absence de mise à la terre, anomalies majeures) relève des obligations du bailleur. La mise aux normes ou la correction d’une installation dangereuse ne peut être imputée au locataire.
Extérieurs : balcon, terrasse, jardin privatif, allées
Le locataire doit :
- entretenir les sols de balcon ou de terrasse (balayer, nettoyer, retirer les feuilles)
- assurer l’entretien courant du jardin privatif si le bail le prévoit (tonte de la pelouse, désherbage, taille de haies courantes, arrosage)
- entretenir les allées, enlever les mousses, dans la limite de l’accessibilité et de la sécurité.
Les réparations touchant à la structure (garde-corps défectueux, dalle fissurée, infiltration depuis la terrasse voisine) relèvent du propriétaire, souvent via la copropriété.
Cas particuliers des logements meublés et des équipements fournis
Dans un logement meublé, le locataire reste tenu des mêmes obligations d’entretien courant et de réparations locatives. À cela s’ajoute l’entretien des meubles et équipements fournis au bail :
- nettoyage et entretien courant des meubles, matelas, rideaux, électroménager
- remplacement ou réparation des éléments dégradés par usage anormal (matelas taché et irrécupérable, meuble cassé par surcharge, etc.).
La vétusté du mobilier (matelas trop usé, électroménager en fin de vie) reste à la charge du propriétaire, qui doit maintenir un niveau d’équipement conforme aux critères du logement meublé (liste minimale disponible sur service-public.fr).

Travaux et réparations à la charge du propriétaire bailleur
Les grosses réparations structurelles
Le bailleur doit prendre en charge toutes les réparations qui touchent à la structure de l’immeuble ou aux éléments essentiels à la solidité et à la salubrité du logement :
- toiture, charpente, murs porteurs, planchers, fondations
- ravalement de façade, traitement des infiltrations structurelles
- réfection ou remplacement des menuiseries extérieures défectueuses
- réparations lourdes sur les escaliers, balcons, garde-corps.
Ces travaux ne peuvent pas être transférés au locataire, même par une clause expresse du bail. Une clause qui tenterait de le faire serait, pour un bail d’habitation soumis à la loi de 1989, réputée non écrite.
Remplacement des équipements vétustes ou défaillants
Le propriétaire doit assurer le maintien en état de fonctionnement des équipements mentionnés au bail. À ce titre, il doit :
- remplacer une chaudière, un chauffe-eau, un radiateur ou une VMC en fin de vie
- remplacer une robinetterie devenue inutilisable par vétusté (têtes de robinets bloquées, mitigeur impossible à réparer)
- changer un équipement électroménager fourni au bail (four, plaque, réfrigérateur) devenu définitivement défaillant, sauf mauvaise utilisation prouvée du locataire.
La frontière entre entretien courant (locataire) et remplacement pour vétusté (bailleur) doit être explicitée dans le bail et appuyée par des factures et constats en cas de litige.
Mises aux normes et décence du logement
Le bailleur est tenu de délivrer un logement décent, conforme aux critères fixés par le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 et complétés depuis. Cela implique notamment :
- une installation électrique et de gaz ne présentant pas de risques manifestes pour la sécurité
- un système de chauffage adapté
- une ventilation correcte
- une performance énergétique minimale (progressivement renforcée par la réglementation).
Lorsque de nouvelles normes s’imposent (par exemple sur le gaz ou l’électricité), les travaux de mise en conformité sont à la charge du bailleur. Le locataire ne peut pas supporter ces coûts, même si cela est prévu dans le bail.
Parties communes et équipements collectifs
Les travaux sur les parties communes relèvent du syndicat de copropriété, donc in fine du propriétaire bailleur via les charges qu’il acquitte. Il s’agit par exemple :
- de la réfection de la toiture, des façades, des cages d’escalier
- de l’entretien lourd ou du remplacement de l’ascenseur
- de la réfection des colonnes d’eau, de gaz ou d’électricité.
Le bailleur peut récupérer sur le locataire une partie des charges dites « récupérables » (entretien courant, petite maintenance), mais pas les travaux lourds de réparation ou d’amélioration.
Travaux d’amélioration et de rénovation énergétique
Les travaux d’amélioration (isolation renforcée, remplacement des fenêtres par du double vitrage, installation d’une VMC performante, etc.) sont à l’initiative du bailleur et à sa charge. Ils peuvent, sous conditions, justifier une augmentation de loyer, notamment :
- dans le cadre d’une révision encadrée en zones tendues
- ou après réalisation de travaux d’amélioration significatifs (voir les règles détaillées sur service-public.fr).
Ces travaux ne peuvent pas être imposés financièrement au locataire, mais ils supposent un accès au logement. Le propriétaire doit organiser les interventions en respectant la jouissance paisible : préavis raisonnable, information écrite, limitation des nuisances.

Répartition des travaux par type d’équipement ou d’élément
Plomberie : fuites, canalisations, joints et robinetterie
La distinction s’opère ainsi :
- À la charge du locataire : joints de robinet, flexibles de douche, pommeaux, siphons, débouchage de canalisations d’évacuation accessibles, remplacement de petites pièces du mécanisme de chasse d’eau (joints, flotteurs) en cas d’usure courante
- À la charge du bailleur : fuites sur canalisations encastrées, colonnes communes, défauts de pose, corrosion avancée liée à la vétusté, changement complet de robinetterie devenue inutilisable, remplacement de la chasse d’eau hors d’usage par vétusté.
Exemple : si un WC se bouche à cause de lingettes ou d’objets jetés par le locataire, le débouchage est à sa charge. En revanche, si une canalisation encastrée est fissurée par corrosion, la réparation incombe au propriétaire.
Électricité : tableau, prises et luminaires
Pour l’électricité :
- Locataire : ampoules, tubes, fusibles, disjoncteurs divisionnaires en fin de vie, prises ou interrupteurs abîmés par usage. Il doit aussi utiliser l’installation conformément aux règles de sécurité (pas de surcharges, pas de bricolage dangereux).
- Propriétaire : anomalies majeures relevées sur le diagnostic électrique, tableau général obsolète, absence de mise à la terre, prises dangereuses, renforcement de l’installation. Les travaux de mise en sécurité sont à sa charge.
Chauffage et climatisation : entretien et pannes
La règle générale est la suivante :
- Entretien courant : souvent à la charge du locataire pour les chaudières individuelles (contrat d’entretien annuel), sous réserve de dispositions contraires du bail. Le locataire doit également purger les radiateurs si le bail le prévoit.
- Panne et remplacement : si la panne résulte d’une absence d’entretien imputable au locataire (absence de révision annuelle malgré l’obligation), celui-ci peut être tenu responsable. Si la panne résulte de la vétusté ou d’un défaut intrinsèque de l’appareil, la réparation ou le remplacement relèvent du bailleur.
Pour une climatisation fixe installée par le propriétaire, l’entretien courant (nettoyage des filtres) peut être mis à la charge du locataire, mais le remplacement du groupe extérieur vétuste ou défaillant reste au bailleur.
Menuiseries, serrures et vitres
La répartition habituelle est la suivante :
- Locataire : graissage des gonds et charnières, remplacement des petites pièces (poignées, boutons, petites garnitures), remplacement des clés perdues, réparation des serrures forcées en cas de faute, remplacement des vitrages cassés par sa faute
- Bailleur : remplacement d’une serrure vétuste ou non sécurisée, réfection des huisseries anciennes, changement de fenêtres ou volets en mauvais état, travaux pour remédier à un défaut d’isolation ou à des infiltrations par les menuiseries.
Peintures, papiers peints et revêtements de sols
Pour ces éléments, il convient de distinguer :
- Usure normale : peinture qui jaunit, papier peint qui ternit, moquette qui se tasse après plusieurs années. Le rafraîchissement est à la charge du bailleur, surtout après une longue occupation.
- Dégradations imputables au locataire : taches indélébiles, papiers peints arrachés, trous multiples, sols brûlés ou gravement rayés. La remise en état peut être imputée au locataire, avec un ajustement pour la vétusté.
L’usage des grilles de vétusté permet de calculer la part des travaux restant à charge du locataire. Un revêtement très ancien ne peut pas être facturé comme neuf.
Équipements spécifiques : interphone, VMC, détecteurs de fumée
Les équipements spécifiques suivent des règles particulières :
- Interphone et digicode : réparation lourde et remplacement à la charge du bailleur ou de la copropriété ; entretien courant (usage correct, remplacement d’un combiné cassé par négligence) à la charge du locataire.
- VMC : le locataire doit nettoyer les bouches d’extraction accessibles ; les pannes de moteur ou de réseau relèvent du bailleur.
- Détecteur de fumée : le bailleur doit fournir au moins un détecteur conforme ; le locataire assure l’entretien courant (remplacement des piles, nettoyage) et informe le bailleur en cas de dysfonctionnement ou de remplacement nécessaire.
Espaces verts, clôtures et portails
Pour un jardin privatif :
- Locataire : tonte de la pelouse, taille d’entretien des haies et arbustes (hors interventions lourdes), désherbage, arrosage, entretien des massifs dans les limites du raisonnable.
- Bailleur : abattage d’un arbre malade présentant un danger, réparation ou remplacement de clôtures effondrées par vétusté, remise en état d’un portail déformé par le temps ou un défaut d’ancrage.
En cas de tempête emportant une clôture ou un portail, les réparations relèvent du propriétaire, qui pourra faire intervenir son assurance, sans que le locataire soit tenu pour responsable (sauf faute spécifique).🔑PROPRIÉTAIRELouez plus vite, avec des dossiers déjà prêts (et des candidats motivés)Recevez des demandes qualifiées et comparez les dossiers locataires en quelques clics.👉 Je mets mon logement en location

Bail d’habitation et bail commercial : différences de répartition
Spécificités du bail d’habitation (résidence principale)
Pour un bail d’habitation régi par la loi du 6 juillet 1989, le régime est en grande partie d’ordre public. Les principales caractéristiques sont :
- impossibilité de déroger aux principes de base : logement décent, grosses réparations à la charge du bailleur, réparations locatives à la charge du locataire
- clauses abusives ou réputées non écrites si elles transfèrent au locataire des charges normalement supportées par le bailleur (gros travaux, vétusté, mise aux normes)
- liste officielle des réparations locatives fixée par décret, servant de référence.
Répartition des travaux dans un bail commercial
Dans un bail commercial, la liberté contractuelle est plus large, mais encadrée, notamment depuis la loi Pinel (2014). Le bail peut prévoir une répartition spécifique des travaux, y compris certains travaux importants, à la charge du preneur, à condition de respecter les interdictions légales.
Le bail commercial peut ainsi :
- mettre à la charge du preneur l’entretien et certaines réparations importantes
- préciser une liste détaillée des travaux assumés par le preneur.
En revanche, le bailleur ne peut pas transférer l’intégralité des grosses réparations relevant de l’article 606 du Code civil (gros murs, voûtes, rétablissement complet de toitures, etc.) sans respecter les contraintes issues de la loi Pinel. Les clauses doivent être rédigées avec prudence pour éviter la nullité partielle et les litiges.
Clauses abusives ou interdites en matière de réparations
Dans un bail d’habitation soumis à la loi de 1989, sont réputées non écrites notamment les clauses qui :
- mettent à la charge du locataire des travaux de mise aux normes ou de décence du logement
- obligent le locataire à prendre en charge les grosses réparations relevant normalement du propriétaire
- interdisent au locataire de contester l’état des lieux ou l’imputabilité de certaines réparations
- prévoient des pénalités disproportionnées en cas de réparations imputées au locataire.
La liste des clauses abusives fréquemment rencontrées est détaillée sur service-public.fr. En pratique, un examen juridique du modèle de bail permet de purger ces clauses avant signature.
Responsabilité du preneur en cas de faute dans un bail commercial
Dans un bail commercial, le preneur peut voir sa responsabilité élargie, notamment :
- pour les dégradations causées par son activité professionnelle ou ses clients
- pour l’absence d’entretien des équipements mis à sa charge
- pour le non-respect de ses obligations contractuelles de travaux d’aménagement ou de mise aux normes spécifiques à son activité.
La frontière entre travaux à la charge du bailleur et du preneur dépend alors étroitement de la rédaction du bail et des usages professionnels. Une vigilance particulière s’impose à la signature.
Vétusté, dégradations et responsabilité en cas de litige
Différence entre usure normale et dégradation
L’usure normale correspond à la détérioration progressive des matériaux et équipements au fil du temps, avec un usage raisonnable du locataire. À l’inverse, une dégradation suppose un comportement fautif ou négligent.
Exemples d’usure normale :
- moquette ternie après 7 à 10 ans
- peinture légèrement passée après 8 ans
- robinet devenu dur par l’âge, sans défaut d’entretien manifeste.
Exemples de dégradations imputables au locataire :
- portes fracturées, trous importants dans les murs
- parquet profondément rayé par des meubles tirés sans protection
- taches de graisse ou de peinture abondantes sur les murs non nettoyées.
Utilité de la grille de vétusté
La grille de vétusté permet d’attribuer une durée de vie théorique à chaque type d’équipement (peinture, sols, chaudière, électroménager, etc.) et un coefficient de vétusté par année écoulée. Elle sert à :
- apprécier la part du coût de réparation imputable au locataire
- éviter de facturer comme « neuf » un élément déjà en fin de vie
- apporter une base objective en cas de litige sur le dépôt de garantie.
Pour être pleinement opposable, la grille doit être annexée au bail (ou au moins connue des parties). À défaut, elle reste un outil indicatif, mais très souvent pris en compte par les juges. Des modèles conventionnels existent, notamment dans le secteur social, qui peuvent inspirer les propriétaires privés.
Dégradations imputables au locataire : exemples concrets
Peuvent généralement être imputés au locataire, sous réserve de preuve :
- vitre cassée (sauf sinistre extérieur : tempête, acte de vandalisme d’un tiers couvert par assurance)
- porte intérieure trouée
- meuble de cuisine arraché ou cassé par surcharge
- siphon bouché par un objet inhabituel (lingettes, jouets, etc.)
- moisissures importantes sur les murs d’une salle de bains sans aération suffisante ni chauffage minimal, alors que la ventilation est fonctionnelle.
Inversement, ne peuvent pas être imputés au locataire :
- infiltrations d’eau liées à un défaut de toiture ou de façade
- moisissures provenant d’un pont thermique structurel
- pannes d’équipements résultant clairement de la vétusté.
Sinistres, malfaçons, force majeure et rôle des assurances
Lorsqu’un sinistre survient (dégât des eaux, incendie, tempête), plusieurs assurances peuvent intervenir :
- assurance multirisque habitation du locataire (obligatoire dans les baux d’habitation)
- assurance propriétaire non occupant (PNO)
- assurance de la copropriété
- assurance des voisins ou des tiers responsables.
Le propriétaire doit veiller à ce que le locataire déclare rapidement le sinistre à son assureur, tout en déclarant lui-même auprès de son assureur PNO et/ou du syndic selon l’origine du dommage. Des conventions entre assureurs (type IRSI) déterminent qui prend en charge les réparations en première intention.
Retenue sur dépôt de garantie : quand et comment
Le propriétaire peut retenir tout ou partie du dépôt de garantie pour couvrir les réparations imputables au locataire, à condition de respecter certaines règles :
- disposer d’un état des lieux d’entrée et de sortie contradictoire et signé
- justifier les retenues par des devis, factures ou estimations détaillées
- tenir compte de la vétusté et de la durée d’occupation
- restituer le solde dans les délais légaux (1 mois en cas d’absence de dégradation, 2 mois en cas de retenues, sauf cas particuliers).
En l’absence d’état des lieux d’entrée, le logement est présumé avoir été remis en bon état, sauf preuve contraire. Cette présomption joue en faveur du locataire et limite fortement la possibilité de retenues importantes.
Procédure pratique pour gérer une réparation pendant le bail
Identifier qui doit payer la réparation
En pratique, la démarche recommandée pour le propriétaire est la suivante :
- identifier l’élément concerné (plomberie, électricité, menuiserie, équipement fourni ou non)
- vérifier s’il figure dans la liste des réparations locatives (décret de 1987)
- analyser l’origine probable : usure normale, faute ou défaut d’entretien du locataire, sinistre extérieur, malfaçon
- consulter l’état des lieux d’entrée pour vérifier l’état initial
- se référer au bail pour les obligations spécifiques (entretien annuel de chaudière, jardin, etc.).
Information du bailleur par le locataire : délais, forme, preuves
Le locataire doit informer le bailleur sans délai des désordres nécessitant une intervention du propriétaire. Pour sécuriser la situation, il est recommandé au bailleur :
- d’exiger que les signalements importants soient faits par écrit (mail ou courrier recommandé avec AR pour les cas sérieux)
- de demander des photos ou vidéos à l’appui
- de conserver un historique des échanges.
Un signalement tardif peut aggraver le sinistre et conduire à une responsabilité partagée, voire principale du locataire, si ce retard a causé une extension des dommages.
Intervention d’un professionnel : devis, facture et remboursement
En principe, le bailleur doit choisir le professionnel dès lors que la réparation relève de sa responsabilité. La procédure recommandée :
- obtenir un ou plusieurs devis, au moins pour les travaux significatifs
- informer le locataire des dates d’intervention et organiser l’accès
- conserver factures et rapports techniques pour justifier la nature de la réparation et la répartition des responsabilités.
Si le locataire fait intervenir un professionnel directement pour une réparation relevant du bailleur, le remboursement n’est pas automatique. Il est préférable qu’un accord écrit préalable fixe les conditions de prise en charge.
Urgence et danger : travaux sans attendre l’accord
En cas d’urgence (fuite importante, panne de chauffage en hiver, risque pour la sécurité), des travaux peuvent être engagés sans attendre un accord formel, mais :
- le locataire doit prévenir le bailleur au plus vite par un moyen traçable (téléphone puis mail ou recommandé)
- les travaux doivent se limiter au strict nécessaire pour faire cesser le danger ou la fuite
- les factures doivent être conservées pour une éventuelle demande de remboursement.
Le propriétaire qui tarde à intervenir malgré un signalement clair de désordres graves s’expose à des demandes de réduction de loyer, de dommages et intérêts, voire à une résiliation judiciaire du bail.
Refus du propriétaire d’effectuer des travaux obligatoires
Si le bailleur refuse de réaliser des travaux relevant clairement de ses obligations (décence du logement, mises aux normes de sécurité, grosses réparations), le locataire dispose de plusieurs moyens d’action :
- lettre recommandée de mise en demeure de réaliser les travaux dans un délai donné
- saisine de la commission départementale de conciliation (pour les baux d’habitation)
- saisine du juge pour obtenir une injonction de faire, une réduction de loyer, voire des dommages et intérêts.
Le locataire n’a pas le droit, en principe, de suspendre unilatéralement le paiement du loyer sans décision de justice, même si les travaux tardent. Une telle attitude l’expose à des procédures de recouvrement, voire à une résiliation du bail à ses torts.
Recours possibles en cas de litige
En cas de désaccord persistant sur la répartition ou l’ampleur des travaux, les étapes recommandées sont :
- échanges écrits détaillant les positions de chacun
- recours à un tiers : médiateur, conciliateur de justice, commission départementale de conciliation
- si nécessaire, expertise amiable ou judiciaire pour déterminer les causes des désordres
- action en justice devant le tribunal judiciaire compétent, en respectant les délais de prescription (3 ans en général pour les actions en paiement de loyers et charges, délais plus larges pour certaines actions relatives à la décence du logement).
Questions fréquentes sur l’entretien courant et les réparations locatives
Quelle est la répartition des travaux entre le propriétaire et le locataire dans un bail d’habitation ?
Dans un bail d’habitation soumis à la loi du 6 juillet 1989, la répartition repose sur trois grands principes :
- le propriétaire prend en charge la délivrance et le maintien d’un logement décent, en bon état d’usage et de réparation, ainsi que les grosses réparations et les mises aux normes
- le locataire assure l’entretien courant, les menues réparations et les réparations locatives listées par le décret du 26 août 1987
- la vétusté, la force majeure et les malfaçons ne peuvent pas être imputées au locataire.
Le bail ne peut pas renverser ces principes. Il peut seulement préciser la répartition dans le cadre fixé par la loi.
Quelles sont les réparations à la charge exclusive du propriétaire ?
Relèvent exclusivement du propriétaire dans un bail d’habitation :
- les grosses réparations structurelles (toiture, charpente, murs porteurs, planchers)
- les travaux de mise en conformité et de décence (électricité dangereuse, gaz, ventilation, chauffage insuffisant)
- le remplacement des équipements vétustes ou hors d’usage non imputable au locataire (chaudière, chauffe-eau, radiateurs, fenêtres très anciennes)
- les travaux sur les parties communes (via la copropriété) et les équipements collectifs (ascenseur, colonnes d’eau, etc.).
Ces obligations découlent principalement de l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989 et de l’article 1719 du Code civil.
Que doit entretenir précisément le locataire au quotidien ?
Le locataire doit, au minimum :
- nettoyer régulièrement le logement (sols, murs lessivables, vitres, sanitaires)
- entretenir les équipements : hotte, VMC (bouches), radiateurs, joints, siphons
- remplacer les petites pièces d’usure (joints, flexibles, ampoules, fusibles, petits mécanismes)
- assurer une aération suffisante, limiter l’humidité et signaler sans délai les désordres anormaux (fuites, infiltrations, pannes majeures).
La liste complète figure dans le décret n°87-712 du 26 août 1987. S’y référer régulièrement permet de limiter les litiges.
Qui paie quoi lors de l’état des lieux de sortie en fin de bail ?
Lors de l’état des lieux de sortie, l’état du logement est comparé à celui constaté à l’entrée :
- les différences relevant de l’usure normale (vétusté) restent à la charge du propriétaire
- les dégradations imputables au locataire (au-delà de l’usure normale) peuvent donner lieu à une retenue sur dépôt de garantie
- les travaux relevant des obligations du bailleur (vétusté, décence, mises aux normes) ne peuvent pas être imputés au locataire.
Le propriétaire doit justifier toutes les retenues par des devis ou factures, en tenant compte de la durée d’occupation et de la vétusté.
Peut-on prévoir une répartition différente dans le bail ?
Pour un bail d’habitation de résidence principale, il est impossible de prévoir une répartition qui déroge aux dispositions impératives de la loi de 1989. Les clauses qui mettraient à la charge du locataire :
- des grosses réparations
- des travaux de mise aux normes
- la totalité des conséquences de la vétusté
sont, pour l’essentiel, réputées non écrites. Elles ne produisent pas d’effet, même si le locataire les a signées. Une répartition plus fine et détaillée est possible, mais elle doit rester dans le cadre légal.
Existe-t-il des listes ou guides PDF officiels des réparations locatives ?
Le texte de référence est le décret n°87-712 du 26 août 1987, consultable sur Légifrance. Des synthèses et fiches pratiques sont également publiées sur service-public.fr, parfois sous forme de tableaux ou de fiches téléchargeables.
Il est recommandé au propriétaire d’annexer au bail une version claire de cette liste (ou un tableau synthétique) et, le cas échéant, une grille de vétusté, pour sécuriser la relation locative et limiter les contestations.
Quiz express (1 minute) — Travaux et réparations : qui doit faire quoi ?
Cliquez sur chaque question, puis sur « Voir la réponse ».
Un robinet fuit à cause d’un joint usé : qui doit payer l’intervention ?
B. Le propriétaire (réparation importante)
C. Personne : c’est toujours partagé
Voir la réponse
Bonne réponse : A.
Le locataire prend en charge l’entretien courant et les petites réparations (ex. remplacement de joints). Si la fuite vient d’un équipement vétuste ou défectueux, cela peut dépendre de la situation.
La chaudière tombe en panne à cause de la vétusté : qui doit financer le remplacement ?
B. Le propriétaire (gros remplacement / vétusté)
C. Toujours moitié-moitié
Voir la réponse
Bonne réponse : B.
Les gros travaux et remplacements dus à la vétusté relèvent en principe du propriétaire. Le locataire reste responsable de l’entretien courant (ex. entretien annuel si prévu).
Le locataire veut repeindre le salon en bleu foncé : que doit-il faire ?
B. Demander l’accord écrit du propriétaire, car c’est une transformation
C. Il peut le faire, mais il devra souvent remettre en état à la sortie si c’est trop “personnalisé”
Voir la réponse
Bonne réponse : C.
Les aménagements “décoratifs” sont en général possibles, mais des couleurs très marquées peuvent conduire à une remise en état au départ si cela gêne la relocation. Pour des transformations (abattre une cloison, percer lourdement), l’accord du propriétaire est nécessaire.
Des moisissures apparaissent : quelle est la première question à se poser pour savoir qui doit agir/payer ?
B. Est-ce dû à un manque d’aération/entretien ou à un problème du bâtiment (infiltration, isolation, fuite) ?
C. C’est automatiquement un cas de force majeure
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Bonne réponse : B.
Si la cause vient d’un défaut du logement (infiltration, fuite, mauvaise ventilation structurelle), le propriétaire doit traiter. Si la cause vient surtout d’un usage (aération insuffisante, chauffage très bas), cela peut dépendre de la situation et la responsabilité du locataire peut être engagée.
Le propriétaire veut faire des travaux pendant le bail : que doit faire le locataire en principe ?
B. Les accepter s’ils sont nécessaires (entretien, mise aux normes, amélioration) tout en demandant une information en amont et une gêne limitée
C. Exiger automatiquement une baisse de loyer, quel que soit le chantier
Voir la réponse
Bonne réponse : B.
Le locataire doit en principe laisser réaliser certains travaux nécessaires, mais le propriétaire doit prévenir et organiser le chantier pour limiter la gêne. Selon la durée et l’impact, une réduction de loyer ou une indemnisation peut parfois se discuter : cela peut dépendre de la situation (voir Service-Public.fr).
Conseil pratique pour les propriétaires bailleurs
Pour sécuriser la répartition des travaux et réparations entre propriétaire et locataire dans un bail, il est fortement recommandé de :
- annexer systématiquement au contrat de location la liste officielle des réparations locatives (décret du 26 août 1987) et, si possible, une grille de vétusté adaptée au bien
- reprendre dans le bail les principales obligations d’entretien du locataire (jardin, chaudière, VMC, etc.) de façon claire et conforme au droit
- réaliser des états des lieux d’entrée et de sortie précis, illustrés par des photos datées
- prévoir une procédure écrite de signalement des désordres (coordonnées, délais, forme) pour éviter les situations d’urgence mal gérées
- solliciter un avis juridique ou un accompagnement professionnel pour la rédaction ou la mise à jour des baux, notamment en cas de travaux importants ou de mise aux normes.
Une bonne anticipation de ces points limite considérablement les risques de litiges et les pertes financières liées à des travaux mal répartis ou mal documentés.






